ça fait un petit bout de temps que le soleil brille maintenant. et moi le soleil ça me colle un grand sourire sur les lèvres et je peux rien y faire : un grand coup de joie dans la figure; que je le veuille ou non.
"bonjour, je vis, et vous?"; bien plus important que les "salut, ça va?" que personne n'écoute.
et à force de soleil je tomberai presque amoureuse du garçon blond et bleu qui a l'air de n'être jamais aussi loin que je le pense.
dans 5 jours je change de monde, et de soleil; je vais tomber droit dans l'asphalte brûlant des rues de Tokyo, écrasée par la chaleur et les buildings, aussi ravie qu'une gamine devant un gâteau au chocolat (bah ouais!). et de tout là-bas au bout du monde je sais déjà que ce qui me manquera le plus ce sera mon (mes?) chat; surtout la peur de ne plus jamais le revoir.
je fais mes valises; et on m'a bien dit, ne te charge pas trop, ne prend rien de chaud, je ne peux pas m'empêcher de prendre jeans et teeshirt noir pour la cas où : à shinjuku le soir ça fera plus classe qu'une jupe à fleur et un débardeur (même si je pars avec une robe blanche adorable que je n'ai d'ailleurs jamais portée : le blanc c'est galère!!!); teeshirt noir aussi parce que j'aime trop ça, le noir, pour ne pas en emporter. ce que je vais faire, je ne sais pas; ce que je vais vivre, je ne sais pas; ce qui se passera ici, pendant ou après mon départ peut importe : ce sera la même chose qu'il y a 3 ans, rien ni personne ne gâchera ces vacances. (mais j'espère quand même de tout mon cœur que ça ne finira pas pareil...)
samedi dernière soirée sur O., soirée histoire de se voir encore une fois cet été. et puis, j'aime trop l'été, les journées étalées dans l'herbe au soleil à rire du chat, les repas pris de plus en plus tard, les soirées à la lumière des bougies passées à discuter de tout et de rien. et quand on était gosse, une fois notre repas terminé, on profitait des discutions des adultes pour nous approprier la nuit, et c'était déjà un rêve. et cette autre fois, au bord de la loire, paumées toutes les deux sans ouvre-bouteille, avec une seule bougie qui attirait tous les insectes des environs, c'était l'été aussi, et j'espère qu'on ne l'oubliera pas.
je pars me perdre dans un pays inconnu, je pars goûter à la liberté; et ça fait un bien fou de se dire qu'on n'y a pas tout à fait renoncé malgré les apparences; je marcherai seule dans des rues inconnues, dans des villes inconnues, et puis je rentrerai; repue.
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