lundi 11 août 2008

Running with scissors

(mémoires d'Augusten Burroughs adaptées au cinéma sous le même titre)



On apprendra bien à vivre un jour; avec toute notre fierté étalée en grand sur nos visages fantastiques; on pourra surement être enfin nous dans toute notre splendeur sans personne pour nous déranger encore.

Les japonais ne tiennent pas l'alcool : dès 22heures ils sont assis sur les marches du métro penchés sur un sachet en plastique.
Mais ces sourires des autres, de ceux et celles rendus moins timides par l'alcool, ce sont bien les seuls qui pouvaient me réconforter hier. Mais je ne suis pas restée : trop de colère.

Je ne supporte pas le goût des baguettes de bois des restaurants et des combinis. Peu importe. Tout alors dans mon lait au café (plutôt que le contraire) il y avait le sourire d'un visage crémeux; ailleurs ç'aurait été un coeur.
D'ici pour le moment je ne peux rien oublier, rien retenir non plus : tout ce que je pourrais vivre s'effacera immanquablement, irrémédiablement, dès que je redescendrai de l'avion. Et cette certitude m'écrase déjà : l'envie de fuir s'est de nouveau emparée de moi.

Je rêve de tout ce que je vis et si ça ne devait jamais finir je pourrai bien enfin y prendre goût.
Elle m'a dit : "tu ne rentres pas tout de suite, il te reste beaucoup de temps avant de penser à ça." C'était presque rassurant.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Tu devrais avoir honte de déprimer alors que nous on ne peut même pas allaer au japon, ça a l'air génial. Essaye de te remonter le moral en imaginant nos tête dégoutées quand tu nous raconteras ton voyage.
Bisouxxx
Alizée