lundi 11 août 2008

Celle qui maigrit...

Je suis remontée sur une balance pour la première fois depuis au moins 3 ans quand je suis arrivée ici. 60 kg (les grammes sont trop variables pour qu'on en tiennent compte); c'était il y a une semaine.
Il y a une balance ici aussi. 57 kg. Une semaine à marcher en mangeant à peine et 3 kg en moins; je me sens idiote ( et moche ) à manger aussi peu; mais je mange à ma faim et quand j'ai faim : c'est juste qu'avec toute cette chaleur je n'ai plus faim.
Tout à l'heure n'ayant trouvé nulle part où manger (Ginza est cher et j'ai dépenser la moitié de mon fric de la journée en fringues^^) je me suis arrêtée à 15heures dans un excelsior caffè pour manger un cheese cake et boire un café mocha : j'en suis ressortie malade d'avoir trop mangé...
Mais ça ne fait qu'aggraver les disproportions de mon corps et dans le miroir je recommence à me détester : j'ai un buste de plus en plus taillé comme celui d'une anorexique; et par contraste le bas paraît deux fois plus gros... (alala... ça faisait longtemps que j'avais pas fait de trip je suis grosse-moche-et-conne ^^)

Enfin à par ça tout va bien : retour à Tokyo qui m'a manquée; retour de la connexion internet; retour des nuits trop tôt écloses (la nuit tombe plus tard à l'Est).
J'ai acheté mon premier top japonais (hyper moulant et rock'n'roll) et un collier (lanière de cuir noir, dentelle blanche et chaînes). Et j'ai traîné toute la journée sans but; Tokyo est une belle ville : étonnamment pleine de verdure.
J'ai de moins en moins envie de rentrer en france.
Ici on ne te matte pas ouvertement dans la rue; on ne te siffle pas (well, il y a des vieux pervers pire qu'en france en réalité : le premier jour y en a un qui en plein milieu d'un passage piéton m'a fait "grrr" ...); on ne te klaxonne pas...
Et la chaleur, insupportable dans les maisons, est si agréable à l'extérieur...
Il y a, cachés dans ce pays, des endroits, des gens, des instants, magiques et merveilleux... il suffit de les trouver. Je n'oublierai pas.

Mais dans le ciel des grandes villes il n'y a jamais qu'une seule étoile.

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